Un basculement historique vers les unités de compte en assurance vie
Les chiffres publiés par France Assureurs dans son bilan 2023 de l’assurance vie confirment un tournant majeur pour l’épargne longue en France, avec une collecte nette en unités de compte qui atteint environ 42,5 milliards d’euros sur l’année. Selon ce rapport, établi à partir des données agrégées des principales compagnies d’assurance vie, la part des supports en unités de compte progresse depuis plusieurs exercices consécutifs, ce qui traduit un arbitrage massif des épargnants entre fonds en euros à rendement moyen limité et supports d’investissement plus dynamiques, au prix d’un risque de perte en capital assumé. Pour de nombreux détenteurs de contrats d’assurance vie, ce virage vers les placements en compte titres logés dans l’enveloppe assurance vie marque une nouvelle étape dans la gestion de leur patrimoine financier.
Selon ces mêmes données, les versements en unités de compte représentent désormais près de 40 % des cotisations totales en assurance vie, soit un peu plus de 75 milliards d’euros collectés sur une seule année, toutes compagnies confondues. Derrière ces montants, on retrouve un profil type d’épargnant patrimonial, souvent propriétaire de sa résidence principale, disposant d’une capacité d’épargne régulière et cherchant un meilleur rendement pour préparer sa retraite et organiser la transmission de son capital. Ces investisseurs comparent de plus en plus finement la performance des supports d’investissement, les frais de gestion et les options d’arbitrage proposées dans chaque contrat d’assurance vie, qu’il s’agisse d’un contrat bancaire traditionnel ou d’une offre en ligne comme Meilleurtaux Vie ou Linxea Spirit.
Le moteur de ce basculement reste l’écart entre le rendement moyen des fonds en euros, estimé autour de 2,6 % en 2023 selon les premières estimations de marché, et l’inflation qui érode le capital réel des épargnants. Face à ce rendement jugé insuffisant, les contrats multisupports combinant fonds en euros et unités de compte séduisent, car ils permettent de diversifier les supports d’investissement vers des actions, des obligations, de l’immobilier coté ou du private equity. Comme le résume un conseiller en gestion de patrimoine interrogé dans le cadre de ce bilan : « Le fonds en euros n’est plus le moteur de la performance, il devient le stabilisateur d’un contrat dominé par les unités de compte. » Les avis des épargnants mettent toutefois en avant la nécessité de comprendre le risque de perte en capital inhérent à chaque unité de compte, ainsi que la volatilité possible de la performance sur plusieurs années.
Pourquoi les fonds en euros ne suffisent plus pour les épargnants patrimoniaux
Pour un épargnant de 40 à 60 ans, le fonds en euros reste un socle rassurant grâce au capital garanti, mais il ne suffit plus à lui seul pour financer la retraite ou transmettre un patrimoine significatif. Le rendement moyen de ces supports en euros, inférieur à l’inflation sur la plupart des dernières années, conduit à une érosion progressive du pouvoir d’achat de l’épargne, même lorsque le contrat affiche un taux en apparence correct. Dans ce contexte, la combinaison d’un fonds en euros et de plusieurs unités de compte au sein d’un même contrat d’assurance vie devient la norme pour qui veut concilier sécurité partielle et recherche de performance à long terme.
Les contrats d’assurance vie nouvelle génération, comme Linxea Spirit ou Lucya Cardif, illustrent cette évolution en proposant une large gamme de supports d’investissement, dont des fonds actions, des obligations internationales, des SCPI et parfois du private equity. Ces contrats permettent une gestion libre avec arbitrage manuel entre les différents supports, mais aussi une gestion pilotée où une équipe de professionnels ajuste l’allocation en fonction du profil de risque choisi. Les épargnants comparent désormais les offres de Meilleurtaux Vie, de Nalo ou d’autres acteurs en ligne sur des critères précis de frais, de performance historique et de qualité de la gestion pilotée, et non plus seulement sur le taux servi par le fonds en euros.
Encadré comparatif : fonds en euros vs unités de compte
– Fonds en euros : capital garanti par l’assureur, rendement annuel connu a posteriori, faible volatilité mais performance limitée et fiscalité classique de l’assurance vie.
– Unités de compte : aucune garantie en capital, valeur liquidative fluctuante, potentiel de rendement plus élevé sur longue durée, exposition aux marchés financiers et à la baisse.
– Contrat multisupport : combinaison des deux, arbitrages possibles, adaptation du couple rendement/risque au fil du temps.
Pour un lecteur qui prépare sa succession, l’assurance vie conserve par ailleurs un avantage fiscal spécifique, notamment grâce à l’abattement sur les droits de succession et au maintien d’un taux global de prélèvements sociaux à 17,2 % sur les gains, inférieur à celui qui s’applique au PER dans la plupart des situations. L’arbitrage entre fonds en euros et unités de compte doit donc se penser aussi à l’aune de la transmission, en lien avec la rédaction de la clause bénéficiaire et la répartition du capital entre les proches. Sur ce point, un guide dédié à l’optimisation de l’abattement des droits de succession grâce à l’assurance vie bancaire, accessible via l’article optimiser l’abattement des droits de succession avec l’assurance vie, offre des repères concrets pour articuler rendement, fiscalité et protection de la famille.
Gestion pilotée, risque de perte et nouveaux acteurs comme Nalo
La montée en puissance des unités de compte s’accompagne d’un succès croissant de la gestion pilotée, qui séduit les épargnants souhaitant déléguer la gestion quotidienne de leur contrat. Des acteurs comme Nalo, avec son offre de vie Nalo en assurance vie, proposent une gestion pilotée personnalisée où l’allocation entre fonds en euros et unités de compte évolue selon le projet, l’horizon de placement et le niveau de risque accepté. Ce type de gestion pilotée vise à optimiser la performance tout en maîtrisant le risque de perte, mais il impose d’accepter des variations de valeur parfois marquées sur le compte en unités de compte.
Les plateformes de comparaison comme Meilleurtaux Placement mettent en avant les contrats d’assurance vie qui combinent un fonds en euros solide, des supports d’investissement variés et une gestion pilotée de qualité. Les épargnants patrimoniaux y examinent les avis clients, les historiques de performance et les frais de gestion avant de choisir entre une gestion libre ou une gestion pilotée, parfois avec des options d’arbitrage automatique en cas de forte baisse des marchés. Dans ce cadre, un contrat comme Lucya Cardif peut être comparé à Linxea Spirit ou à une offre d’assurance vie bancaire classique, afin d’évaluer le couple rendement/risque sur plusieurs années.
La question du risque de perte en capital reste centrale, notamment lorsque des mineurs sont bénéficiaires d’un contrat ou qu’un compte est bloqué pour des raisons successorales. Les détenteurs d’assurances vie doivent alors se renseigner sur les règles de déblocage, les droits des héritiers et les modalités de versement du capital, en particulier lorsque des unités de compte sont en forte moins-value. Un article pratique sur la gestion d’un compte bloqué pour un mineur bénéficiaire d’assurance vie permet de mieux anticiper ces situations, tandis qu’un autre guide sur la succession et la donation entre époux dans la banque assurance aide à structurer la transmission du capital investi en unités de compte. Comme le rappelle un notaire spécialisé en patrimoine : « Le choix entre fonds en euros et unités de compte ne doit jamais être dissocié d’une réflexion globale sur la succession et la protection des héritiers. »